Ils ont vraiment le bon uniforme pour leur emploi. Surtout celui du milieu...
mardi 19 février 2013
samedi 16 février 2013
Jackie Parker
Jackie Parker avait un style qui, à prime abord, pouvait paraître un peu brouillon. On le surnommait d’ailleurs « spaghetti
legs ». Pourtant, il était
extrêmement talentueux et surtout d’une très grande polyvalence. À son arrivée avec les Eskimos en 1954, il
jouait autant en défensive qu’en attaque, ce qui était malgré tout assez commun
à cette époque. Mais il excellait
surtout à l’offensive, où il a joué autant au poste de quart que dans le champ
arrière. En fait, il fit partie de l’équipe
d’étoiles de l’ouest (il n’y avait pas d’équipe d’étoiles nationales avant
1963) en 1954, 1957 et 1959 en tant que demi offensif. En 1955, 1956, 1958, 1960 et 1961, il en fit
également partie, mais en tant que quart.
Il gagna aussi le Trophée Schenley du meilleur joueur au pays en 1957 (comme
demi-offensif) et en 1958 et 1960 (comme quart). Pendant cette même période, il était aussi botteur
de dégagement et a même été pendant quelques années botteur de précision.
Les
amateurs de football montréalais d’une certaine époque gardent un souvenir plutôt
amer de Parker. À son année recrue, les
Eskimos se rendirent en finale de la Coupe Grey. Ils étaient toutefois négligés contre les
Alouettes de Sam Etcheverry. Avec les
Alouettes à la porte des buts et en avance 25-20 à la fin du quatrième quart,
le demi Chuck Hunsinger échappa le ballon, que Parker s’empressa de retourner
sur 90 verges pour un touché. Les Eskimos sortirent
donc vainqueurs 26-25, mettant la main sur le Coupe Grey pour la première fois. Une question demeura néanmoins : est-ce que Hunsinger a échappé le
ballon ou a-t-il en fait tenté une passe qui, puisqu’incomplète, aurait arrêté
le jeu?
Les finales de 1955 et 1956 furent à nouveau des duels Montréal-Edmonton, que les Eskimos remportèrent également.
Les finales de 1955 et 1956 furent à nouveau des duels Montréal-Edmonton, que les Eskimos remportèrent également.
Après
la saison 1962, il fut échangé aux Argonauts contre cinq joueurs et 15 000$. Il y resta trois saisons avant de prendre sa
retraite comme joueur.
Devenu
entraîneur avec les Lions en 1968, il remit l’uniforme pour quelques matchs
alors que l’équipe était particulièrement affectée par les blessures. Il devint entraîneur-chef en 1969 et
1970. Il fut ensuite directeur-gérant de
1971 à 1975, mais l’équipe n’obtint pas les succès escomptés et il fut congédié.
Il
retourna à Edmonton sur les lignes de côté au cours de la saison 1983. Il y resta jusqu’en 1987, alors qu’il dut
démissionner au cours de la saison pour des raisons de santé.
Il fut élu au Temple de la Renommée du Football
Canadien, du Football Universitaire Américain (pour son passage à Mississippi
State), à celui des Sports du Mississippi (son état natal) et à celui du Canada.
En 2006, l’année de son décès à 74 ans, TSN établit
son classement des 50 meilleurs joueurs de la LCF de tous les temps, où Parker
obtint la troisième position.
Un parc porte son nom à Edmonton.
Sources:
Currie, Gordon, 100 Years of Canadian Football, Pagurian Press, 1968,
p.94-98,
cflapedia.com, wikipedia.org.
mercredi 13 février 2013
Wonderful Terrific Monds II
Natif de la Floride, Wonderful Terrific Monds II a
d’abord attiré l’attention alors qu’il s’alignait avec la prestigieuse équipe de
football de l’Université du Nebraska, les Cornhuskers, où il s’est illustré sur
leur unité défensive. Il a d’ailleurs été nommé sur la première équipe « All
American » en 1975. Mais bien évidemment, il a également attiré l’attention en
raison de son prénom unique (même s’il a souvent été réduit à un simple «
Wonderful », faisant fi du « Terrific »).
L’histoire de son prénom original remonte à son
grand-père qui, après que son épouse lui ait donné 11 filles, lui a finalement
donné un garçon, le père de Numéro 2. Il se serait alors enthousiasmé, en
criant sans arrêt « It’s wonderful!! It’s terrific!! » Il a donc été décidé de
nommer le garçon tant désiré « Wonderful Terrific. » Numéro 1 n’a pas semblé
trop souffrir de son prénom, puisqu’il a donné le même à son
aîné.
À la fin de sa carrière collégiale, Numéro 2 a
été repêché en quatrième ronde par les Steelers de Pittsburgh. C’est toutefois
en passant par Ottawa qu’il est devenu joueur de football professionnel. Il
s’est joint aux Rough Riders en 1976, année où l’équipe gagna la Coupe Grey. Il
y jouera également en 1977, mais passera l’année 1978 avec les 49ers de San
Francisco. Il reviendra à Ottawa pour l’année 1979 et y terminera sa carrière
professionnelle.
Son fils aîné s’appelle, vous l’aurez peut-être
deviné, Wonderful Terrific Monds III. Numéro 3 a plutôt préféré orienter sa
carrière vers le baseball. Il a joué dans les ligues mineures, passant entre
autres dans le réseau des Braves, de 1993 à 1999. Il n’a toutefois jamais
atteint les ligues majeures.
Le fils de Numéro 3 se nomme Wonderful Terrific
Monds… Non, pas IV, mais bien II. Il faut croire qu’il a adhéré à la tradition
de nommer son fils du nom du grand-père. Le deuxième Numéro 2 joue présentement
au football à l’Université de Buffalo.
S’il a un fils un jour, le suspense demeure, à savoir quel prénom (ou chiffre) il choisira.
Sources: “There is more than a name to
Wonderful Braves prospect” de Paul Newberry, AP Sports Writer, Indiana Gazette,
10 mars 1996, p.C-5, “Monds didn’t leave his heart in ‘Cisco” de Tom Casey,
Ottawa Citizen, 27 juillet 1979, p.19, “Wonderful Terrific Addition for Bulls”
by BuffaloDotCom, 24 février 2011, huskers.com, cflapedia.com, baseball-reference.com.
Initialement publié sur pucktavie.blogspot.com
dimanche 10 février 2013
jeudi 7 février 2013
Chris Walby
Le
repêchage joue un rôle clé dans la construction d’une équipe. Mais ce n’est pas tout. Une fois que les dépisteurs ont fait leur
travail, d’autres décisions peuvent parfois venir tout gâcher.
En
1981, les dépisteurs des Alouettes avaient bien fait leur travail. Ils choisirent Chris Walby, un imposant
joueur de ligne offensive de l’Université Dickinson State, au Dakota du Nord,
avec leur choix de première ronde, quatrième au total
Au
milieu d’une saison chaotique, Walby joua cinq matchs pour les Oiseaux, mais il
réalisa ensuite qu’il pouvait sortir de son contrat. C’est ce qu’il fit et s’empressa de signer
avec l’équipe de sa ville natale, les Blue Bombers de Winnipeg. Il y termina la saison et en joua quinze
autres, toutes avec les Bombers, tout en leur rendant d’énormes services, qui
auraient pu être bien utiles aux Alouettes.
Il
fut par la suite nommé onze fois sur l’équipe d’étoiles de sa division et neuf
fois sur celle de la ligue (plus que quiconque), en plus d’être désigné
meilleur joueur de ligne offensive de la ligue deux fois. Il fit également partie de l’équipe
championne de la Coupe Grey
en 1984, 1988 et 1990, en plus de participer à la finale en 1992 et en 1993.
Suite
à sa retraite en 1996, il est devenu analyste des matchs de la LCF à la CBC, où
on pouvait facilement reconnaître sa grosse voix caractéristique. Il occupa ce poste pendant dix ans.
Il
a également travaillé de 1998 à 2012 comme gestionnaire d’une équipe de ventes
des produits de nutrition de l’entreprise Pfizer. Il habite toujours Winnipeg.
Il est membre
du Temple de la Renommée du Football Canadien depuis 2003 et de celui des
Sports du Manitoba depuis 2006.Sources : cflapedia.com, halloffame.mb.ca, linkedin.com, wikipedia.org.
lundi 4 février 2013
Mark Gastineau
La
carrière de Mark Gastineau a plutôt commencé lentement. N’étant pas en mesure d’attirer l’attention
d’un programme de football universitaire digne de ce nom, il dut se rabattre
sur un « junior college ». Après
y avoir fait ses preuves, il prit le chemin d’Arizona State, mais l’expérience
ne fut pas concluante et il se retrouva avec l'obscure East Central Oklahoma State University.
C’est
finalement en améliorant sa vitesse et en participant au Senior Bowl de 1979
qu’il attira l’attention des Jets de New York.
Ils en firent leur choix de deuxième ronde et le premier joueur
sélectionné par la NFL
de son université. Son père aurait
toutefois préféré une autre équipe.
Estimant qu’avec son mode de vie plutôt dissipé, Mark avait déjà de la
difficulté avec une ville comme Phoenix, qu’allait-il donc faire dans la jungle
de New York?
Toujours
en améliorant sa vitesse, Gastineau devint une véritable terreur pour les
quarts adverses, accumulant de nombreux sacs et en les célébrant allégrement
une fois le jeu terminé. (Ce genre de
célébration devint interdit en 1984.) La
ligne défensive des Jets fut d’ailleurs surnommée le « New York Sack
Exchange. »
Il
participa au Pro Bowl cinq années de suite (de 1981 à 1985) et brisa le record
de sacs (22, en 1984). Ce record tint
d’ailleurs jusqu’en 2001.
À
l’extérieur du terrain, les choses allaient toutefois moins bien. Il fut d’abord condamné pour assaut dans un
bar et dut faire des travaux communautaires.
Il devint aussi un consommateur régulier de stéroïdes anabolisants.
Lors
de la saison 1987, il enragea ses coéquipiers en traversant les lignes de
piquetage. Une fois la grève terminée,
il eut une saison plutôt ordinaire.
Il
eut ensuite une liaison très médiatisée avec Brigitte Nielsen (l’ex Madame
Stallone). Au milieu de la saison 1988,
il annonça sa retraite, parce qu’il voulait passer du temps auprès de sa
nouvelle conjointe, qui avait semble-t-il un cancer. Le tout s’est avéré une fausse alarme, mais
il admit plus tard que la retraite avait aussi servi à éviter un test de
dépistage qui se serait révélé positif.
Le couple s’est finalement séparé, pour des raisons qui auraient un lien
avec des questions de violence conjugale.
Gastineau
tenta un retour en 1990 avec les Lions de la Colombie-Britannique.
Il signa un contrat de
deux ans, mais suite à une blessure, il fut libéré après seulement quatre
matchs.
Ayant
maintenant peu d’opportunités d’emploi, il se tourna vers la boxe, où il
affronta une série d’opposants peu redoutables.
De 1992 à 1996, il accumula une fiche de 15-2, mais il fut révélé plus
tard que plusieurs de ses combats étaient truqués.
Il
eut ensuite d’autres problèmes de violence conjugale avec sa nouvelle conjointe,
problèmes qui, selon lui, auraient un lien avec son abus de stéroïdes. Après avoir brisé sa probation, il prit le
chemin de la prison pendant onze mois.
À
sa sortie de prison en 2001, il redéménagea dans la région de Phoenix pour travailler
dans des centres de conditionnement physique appartenant à son frère et reprendre
sa vie en main avec l’aide la religion.
Source :
« Sportscentury Biography : Gastineau, King of Sack » de Mike
Puma, (espn.go.com).
vendredi 1 février 2013
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