C'est sûr que la version du bas est moins salissante...
Botté d'envoi
lundi 17 juin 2013
jeudi 13 juin 2013
Larry et Jeff Fairholm
Natif de Montréal, Larry Fairholm s’illustra
au sein des Bombardiers de Rosemont, où il avait comme coéquipier Pierre
Desjardins (voir texte du 18 octobre). Les
deux prirent ensuite le chemin des États-Unis suite à l’obtention de
bourse. Desjardins se retrouva au
Wyoming et Fairholm avec l’Université de l’Arizona.
C’est en 1965 que Fairholm revint à Montréal,
pour s’aligner avec les Alouettes.
(Desjardins le rejoignit l’année suivante.) Bien qu’il ait joué au poste de quart au
niveau universitaire, c’est en tant que maraudeur qu’il fut utilisé par les
Oiseaux. Il était aussi utilisé sur les
retours de bottés. Il faut dire qu’en
ces années où le retourneur ne pouvait pas recevoir de bloc, celui-ci était
pratiquement livré en pâture à l’autre équipe.
Malgré cela, Fairholm ne rata aucun match pendant les huit ans que dura
sa carrière (toutes à Montréal), ce qui dénote une résistance indéniable.
En 1968, il remporta le Trophée Jeff Russell,
comme étant le joueur de la division est ayant démontré le plus de courage et d’esprit
sportif. Il fut aussi membre de l’équipe
d’étoiles de l’est en 1968 et de celle de la ligue en 1969.
En 1970, il fut co-capitaine de l’équipe championne
de la Coupe Grey avec son coéquipier de toujours, Pierre Desjardins.
S’étant impliqué dans l’industrie du meuble,
autant à Montréal qu’à Toronto, il jugea à la veille de la saison 1973 qu’il
devenait difficile de rencontrer ses obligations autant dans le monde du
football que dans le monde des affaires.
Il prit donc sa retraite en tant que joueur.
En 1989, il fut pressenti pour devenir commissaire de la ligue. Mais encore une fois, jugeant qu’il serait difficile de concilier les affaires et le football, il dut à regret décliner l’offre.
Il partage aujourd’hui son temps entre l'Île-Bizard et le Vermont.
Son fils Jeff suivit ses traces, allant lui aussi à l’Université de l’Arizona. Il fut ensuite le premier choix des Roughriders de la Saskatchewan (2e au total) en 1988, comme receveur de passes.
En 1989, il fut pressenti pour devenir commissaire de la ligue. Mais encore une fois, jugeant qu’il serait difficile de concilier les affaires et le football, il dut à regret décliner l’offre.
Il partage aujourd’hui son temps entre l'Île-Bizard et le Vermont.
Son fils Jeff suivit ses traces, allant lui aussi à l’Université de l’Arizona. Il fut ensuite le premier choix des Roughriders de la Saskatchewan (2e au total) en 1988, comme receveur de passes.
Son impact fut immédiat, étant nommé recrue de
l’année dans l’ouest. L’année suivante,
en 1989, il fut nommé meilleur joueur canadien.
C’est cette même année qu’il réussit un jeu clé lors de la Coupe Grey de
1989. Il capta alors une passe de touché
de 75 verges de Kent Austin, dans un match épique qui vit la Saskatchewan
gagner sa première Coupe Grey depuis 1966, 43-40 contre Hamilton.
Il aligna ensuite des saisons plus qu’intéressantes,
amassant plus de 1200 verges en 1991, 1992 et 1993. Il signa comme agent libre avec les Argonauts
en 1994, et prit sa retraite après la victoire de la Coupe Grey de 1996.
Il fut ensuite entraîneur avec les Argos, puis
revint à Montréal, où il géra son entreprise (ROI Resources, aussi lié à l’industrie
du meuble) jusqu’en 2012. Depuis mai
2012, il habite Calgary.
Sources: “Larry Fairholm to retire”, Montreal
Gazette, 12 juin 1973, p.27, “Rétro: Larry Fairholm des Alouettes de Montréal”
de Mark Masters, 9 août 2009 (lcf.ca), cflapedia.com, linkedin.com, wikipedia.org.
dimanche 9 juin 2013
Sandy Stephens
Sandy Stephens fut l’un des premiers
noirs (en fait, on pourrait dire non-blancs, car il était en fait mulâtre) à se
distinguer au poste de quart et le premier « All American ». Après
des années difficiles, il mena les Golden Gophers de l’Université du Minnesota
au prestigieux Rose Bowl en 1961 et en 1962.
(Ils perdirent en 1961 contre Washington, et gagnèrent en 1962 contre
UCLA.) Ses passes n’étaient peut-être
pas des plus précises, mais il compensait en courant beaucoup.
Les Titans de New York de l’AFL
(American Football League) offrirent alors à Stephens 40 000$ pour deux
ans, avec une garantie de jouer au quart (une rareté pour un noir à cette
époque). Dans la NFL, il fut un choix de
deuxième ronde des Browns de Cleveland, mais ceux-ci prévoyaient l’utiliser
comme demi, une idée qui ne lui plaisait pas.
Du côté des Alouettes, on cherchait
toujours à combler le départ de Sam Etcheverry, qui a quitté après la saison
1960. On offrit donc à Stephens 100 000$
pour trois ans, un contrat sans précédent à ce moment au football.
Stephens s’amena donc à Montréal en
1962 avec une étiquette de sauveur. Le
tout a bien débuté. Les Alouettes
débutèrent leur saison en gagnant à Toronto pour la première fois depuis
1959. Les choses se passèrent un peu
moins bien pour le premier match à Montréal, une défaite contre Ottawa. Finalement, c’est ce match qui fut plus
représentatif de ce qui allait suivre.
Les talents limités de passeur de Stephens le rattrapèrent et les
Alouettes terminèrent la saison avec une fiche de 4-7-3. Étonnamment, l’équipe fit malgré tout les
séries, Toronto ayant été encore plus faible.
Les choses ne s’arrangèrent pas l’année
suivante. Au cours de la saison, l’entraîneur
Jim Trimble le suspendit pour refus de perdre du poids. On lui reprocha aussi son attitude et son
gros égo. Finalement, les Alouettes rachetèrent son lourd contrat, auquel il restait plus d’un an. Au total, en 16 matchs avec les Alouettes, Stephens compléta 47% de ses passes, dont 13 pour des touchés et 25 interceptions. Il alla terminer la saison à Toronto et ne revint pas dans la ligue par la suite.
Il eut ensuite un essai avec les
Vikings du Minnesota, mais un accident vint contrecarrer ses plans. Il réessaya deux ans plus tard avec les
Chiefs de Kansas City, mais sans succès.
Sandy Stephens est décédé d’un arrêt
cardiaque en juin 2000, à l’âge de 59 ans.
En 2011, il fut élu au Temple de la
Renommée du Football Collégial des États-Unis.
Sources : Lemay, Daniel, Montréal
Football, Un siècle et des poussières, Éditions La Presse, 2006, p.120 à
125,
Turbis, Pierre et Bruneau, Pierre, La
grande histoire des Alouettes de Montréal, Éditions de l’Homme, 2007, p.153
à 163,« U’s Sandy Stephens Was Ahead of His Time » de Patrick Reusse, 6 décembre 2011, Minneapolis Star-Tribune (startribune.com). wikipedia.org.
mercredi 5 juin 2013
Tony Gabriel
Après
un passage au sein du prestigieux programme de l’Université Syracuse, Gabriel
se retrouva avec les Tiger-Cats, l’équipe de sa région natale, en 1971.
Hamilton
avait été l’équipe dominante de l’est dans les années 1960, et jusqu’à un
certain point, de la ligue, mais elle était en fin de cycle. Elle n’était toutefois pas au bout du rouleau. Gabriel fut moins utilisé à son année recrue,
mais l’année suivante, sa contribution fut accrue au sein d’une équipe qui gagna
la Coupe Grey. Leurs partisans durent
attendre quatorze ans pour la suivante.
Lors
de la saison 1974, le calendrier passa de quatorze à seize matchs. Gabriel suggéra alors que les joueurs
reçoivent une augmentation pour refléter ce changement. L’équipe ne sembla pas apprécier et il se
retrouva la saison suivante à Ottawa, où il termina sa carrière.
Utilisé
comme ailier rapproché, il changea la perception quant à cette position. Avant son arrivée, l’ailier rapproché avait pour
principal rôle de bloquer, captant une passe de temps à autre. Gabriel contribua à l’attaque de façon
beaucoup plus importante. En fait, sa
contribution à l’attaque fut telle qu’il mena la ligue en termes de verges par
la passe en 1976 et 1977, avec respectivement 1320 et 1362. Son jeu fut souligné en étant nommé sur l’équipe
d’étoiles de l’est dix saisons de suite, de 1972 à 1980, et huit fois sur celle
de la ligue. À partir de 1981, l’équipe
d’étoiles se mit à comprendre un demi inséré plutôt qu’un ailier rapproché.Il se mérita également le Trophée Schenley du meilleur canadien de la ligue en 1974, 1976, 1977 et 1978. Cette même année, il s’est mérité le titre du meilleur joueur de la ligue, le dernier canadien à ce jour à remporter cet honneur.
Gabriel
avait aussi habitude de se mettre en évidence lors des matchs importants. Lors de la finale de la Coupe Grey de 1972,
avec moins de deux minutes à jouer au quatrième quart, il réalisa un attrapé de 34 verges, qui permit
le botté de placement décisif dans une victoire de 13-10 des Tiger-Cats.C’est toutefois en 1976 qu’il réalisa son jeu le plus mémorable. De l’arrière par quatre points contre la Saskatchewan avec moins de trente secondes à jouer, le quart d’Ottawa Tom Clemens ne prit pas le jeu appelé du banc. Il décida plutôt d’aller vers Gabriel qui, suite à une feinte, attrapa la passe de 24 verges pour le touché qui fit pencher la balance en faveur d’Ottawa. Les partisans de la Saskatchewan eurent encore une fois le cœur brisé, eux qui au long de leur longue histoire, n’avaient vu à ce moment leurs favoris emporter la Coupe Grey qu’à une seule reprise. Gabriel avoua plus tard qu’il avait été sérieusement sonné sur le jeu précédent et voyait toujours des étoiles.
Il
est venu près de refaire un coup semblable en 1981, au Stade Olympique. Les Rough Riders affrontaient alors les puissants
Eskimos de Warren Moon. Ceux-ci étaient à la recherche d’un nouveau record, soit une quatrième
Coupe Grey consécutive. Du haut de leur
fiche de 14-1-1, ils affrontaient une équipe d’Ottawa qui s’était faufilée en
finale malgré une fiche de 5-11. De son
côté, Gabriel était en fin de carrière et dut jouer le match avec deux
encombrants appareils orthopédiques aux genoux.
À
la demie, le score était comme prévu à sens unique, 20-1, mais à la surprise
générale, il était en faveur d’Ottawa.
Les Eskimos se remirent finalement en marche en deuxième demie, pour
créer l’égalité 20-20. Gabriel réalisa
alors un attrapé d’une vingtaine de verges qui aurait pavé la voie à un
placement décisif en faveur des Riders.
Une pénalité controversée fut toutefois appelée. Edmonton reprit éventuellement le ballon,
pour remporter le match avec quelques secondes à faire et mettre la main sur la
convoitée quatrième Coupe. Les genoux de
Gabriel l’abandonnèrent finalement et il ne rejoua jamais au football. Du côté des Rough Riders, ce fut leur dernière
présence en finale.
Aujourd’hui
membre du Temple de la Renommée du Football Canadien et du Panthéon des Sports
du Canada, Tony Gabriel habite dans la région de Toronto, où il
occupe un poste de vice-président du côté investissement à la CIBC.
Sources : “Tony
Gabriel’s game-winning catch forever part of Grey Cup folklore” de Dan Ralph,
20 novembre 2012, Canadian Press (montrealgazette.com), cflapedia.com, wikipedia.org.
dimanche 2 juin 2013
mercredi 29 mai 2013
Robin Bélanger
L’histoire
du football à Montréal remonte à loin.
En plus du football universitaire, où l’Université McGill a joué un rôle
marquant dans l’établissement des règles du sport naissant, il y eut
l’établissement du Montreal Football Club en 1872, qui a été suivi par
plusieurs clubs et appellations, jusqu’à l’atteinte d’une certaine stabilité en
1946, avec la fondation des Alouettes.
Cette histoire comporte toutefois un vide. Avant la saison 1987, les Alouettes cessent leur activités après des années pénibles. Autre que l’intermède de
Entre
temps, il y a bien des amateurs de la
NFL qui la suivent à distance, mais le football, de la LCF principalement, est peu
suivi.
Pourtant,
il y a toujours du football amateur et universitaire (bien qu’à moins grande
échelle qu’aujourd’hui, puisqu’il n’y a que McGill, Concordia et Bishop’s qui
participent).
En
1987, les Redmen gagnent la seule Coupe Vanier de leur histoire. (L’Université a déjà gagné des championnats,
mais c’était avant l’instauration de la Coupe
Vanier , en 1965.)
Au
sein de cette équipe, on retrouve entre autres Robin Bélanger. Malgré sa petite taille
de 5’9’’, 178 lbs, l es Lions le remarquent et le repêchent au
quatrième tour (36e au total).
Il fait partie de leur alignement, jouant comme maraudeur et sur les unités spéciales, de 1989 à 1992. Il termine cependant cette dernière année
dans l’uniforme des Argonauts.
Toutefois,
comme sa carrière s’est déroulée pendant une période où le football de la LCF attirait peu l’attention,
il n’a jamais joué à Montréal et n’est évidemment pas devenu un nom familier du
public. Mauvais timing...
Suite
à sa carrière de footballeur, il est retourné aux études. Il alla dans un collège en Iowa pour
apprendre la chiropractie. Depuis 1996,
le Docteur Robin Bélanger pratique ce métier à Trois-Rivières, la même ville où
il avait joué au football au cégep.
Sources :
« Robin Bélanger intronisé au Temple de la Renommée du football du
Séminaire », 2 octobre 2009,
de L’Hebdo Journal
(lhebdojournal.com).
vendredi 24 mai 2013
Doug McNichol
Joueur de ligne imposant, Doug McNichol compléta son passage
universitaire avec l’Université Western Ontario en 1952. Il s’entendit ensuite avec les Tiger-Cats de
Hamilton. Et comme les joueurs avaient
besoin d’un autre emploi, il en trouva un chez Pittsburgh Glass, situé dans la
même ville.
Ses plans furent toutefois contrecarrés. C’est à ce moment que ce qui est devenu la
LCF et l’organisation du sport universitaire au Canada s’entendirent pour tenir
le premier repêchage amateur. Son
contrat avec les Ticats fut donc jugé invalide et il dut donc s’y soumettre.
Démontrant une fiche de 2-10 l’année précédente, les
Alouettes détenaient donc la première sélection du tout premier encan amateur,
tenu en 1953. McNichol fut leur
choix. Comme Pittsburgh Glass possédait
également une usine à Montréal, l’entreprise se montra accommodante et y
transféra McNichol.
Sous l’impulsion de l’entraîneur « Peahead »
Walker » et du quart Sam Etcheverry, tous deux arrivés en 1952, l’équipe
s’améliora et se rendit à la finale de la Coupe Grey en 1954, 1955 et 1956. Elle perdit toutefois à chaque occasion,
contre les Eskimos.
Réputé pour cogner dur, McNichol fit sa part, étant nommé
sur l’équipe d’étoiles en 1953, 1954, 1955, 1958 et 1959. Il attira d’ailleurs l’attention des Giants
de New York en 1954, ce qui déclencha une surenchère. Les Alouettes la gagnèrent en lui
offrant un
contrat de 12 000$.
En 1960, Pittsburgh Glass lui offrit une promotion en le
nommant gestionnaire à leur usine de Toronto.
Ils demandèrent donc aux Alouettes de l’échanger aux Argonauts, ce qu’ils
firent. McNichol passa ainsi les saisons
1961 à 1963 à Toronto, autant sur la ligne offensive que défensive, avant de
prendre sa retraite comme joueur. Il
s’impliqua ensuite dans le football mineur.Doug McNichol est décédé en février 2012 des suites d’un
cancer du pancréas, à l’âge de 81 ans.
Sources : « Funeral Monday for first
ever CFL draft pick McNichol » de Ian MacDonald, 19 février 2012, Montreal
Gazette (montrealgazette.com), etobicokesports.ca.
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