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jeudi 24 septembre 2015

Trevis Smith


Trevis Smith est originaire d’un état où le football universitaire est roi : l’Alabama.  C’est donc sans surprise qu’il choisit de revêtir l’uniforme du Crimson Tide de l’université de l’endroit.
 
En 1999, une fois son stage universitaire terminé, il prit le chemin du Canada pour s’aligner avec les Roughriders de la Saskatchewan.
 
Hors du terrain, Smith était un coéquipier respecté, qui semblait mener une vie rangée.  Il était marié et avait deux enfants.  Par contre, il prenait avantage de certains "bénéfices" d’être un Rider.
 
Les athlètes, tout comme les acteurs et les musiciens populaires, ont toujours eu un attrait avéré pour certaines femmes.  Dans le cas des Riders, le phénomène est amplifié par rapport aux autres équipes de la LCF, car ils sont la seule équipe professionnelle à Régina. (voir texte du 5 avril 2013)
 
Utilisant sa gentillesse et son amabilité, il noua des relations avec plusieurs femmes.  Certaines étaient à Régina, d’autres dans d’autres villes de la ligue.  Certaines étaient au courant pour sa femme, d’autres pensaient être sa vraie copine.
 
En 2004, une d’entre elles trouva un livre dans ses affaires à propos de comment vivre avec le VIH.  Elle le confronta.  Il nia.
 
Et puis en 2005, une rumeur se mit à courir à l’effet que Smith avait contracté le VIH.  Certaines d’entre elles le confrontèrent  à sujet.  Encore une fois, Smith nia tout et ils continuèrent d’avoir des relations non protégées.  Pourtant, il savait depuis 2003 qu’il était porteur.
 
Heureusement, aucune d’elles n’a été infectée.
 
Deux d’entre elles portèrent plainte.  Étonnamment, d’autres continuèrent de le soutenir, incluant son épouse.  Une d’elles fut même accusée de l’avoir aidé à briser une de ses conditions de remise en liberté.  Suite à un procès, Smith fut reconnu coupable en 2007 de deux chefs d’agression sexuelle et de bris de condition.  Il écopa de 5 ans et demi de prison.  Le verdict fut confirmé en appel.
 
Libéré en 2009, il fut déporté aux États-Unis.  De retour en Alabama, il devint entraîneur de football dans une école secondaire.  En 2012, lorsque l’institution apprit son histoire, il perdit son poste.
 
Sources : "Trevis Smith : anatomy of sexual assault" de Dawn Walton et Allan Maki, 25 février 2007, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), wikipedia.org.

jeudi 20 août 2015

Damon Allen


Pendant que son grand frère Marcus excellait avec les Raiders de Los Angeles, Damon Allen jouait au football et au baseball à California State University – Fullerton.  En 1984, il termina 16e au scrutin pour le Trophée Heisman.  Pourtant, ce n’est pas pour ses talents au football qu’il fut repêché, mais bien pour ceux au baseball.  Il fut un choix de 7e tour des Tigers de Détroit.  Malgré cela, c’est au football qu’il fit carrière.  Il signa en 1985 avec les Eskimos d’Edmonton, pour être le substitut du quart Matt Dunigan.
 
Lors de la finale de la Coupe Grey de 1987, Dunigan se blessa et Allen se retrouva donc aux commandes de l’attaque des Eskimos lors du match de la Coupe Grey.  Dans un match serré, Edmonton eut le dessus sur Toronto par la marque de 38-36.  Avec entre autres deux passes de touché et un autre qu’il a marqué lui-même, Allen fut désigné le joueur du match.
 
En 1989, les Rough Riders d’Ottawa le signèrent pour en faire leur quart partant.  Toutefois, Allen était encore en apprentissage et il se faisait intercepter souvent.  Par contre, il faut dire que l’équipe était mauvaise et qu’il n’était pas bien entouré.  Quart mobile, Allen devait donc souvent prendre les choses en main lui-même et il mit en valeur ses talents au sol.  D’ailleurs, en 1991, il accumula plus de 1000 verges par la course, en plus de marquer huit touchés.  Cette même année, il obtint tout de même 4275 verges par la passe.
 
Après un bref passage à Hamilton, Allen retourna à Edmonton en 1993.  Encore une fois, les Eskimos se rendirent en finale, remportèrent la Coupe Grey et Allen fut nommé joueur du match.
 
Allen fut alors tenté par un retour au baseball.  Il signa même un contrat avec les Pirates de Pittsburgh et se présenta au camp de 1994, mais il finit par changer d’avis et décida de poursuivre sa carrière au football. 
 
En 1995, il fit partie de la brève histoire des Mad Dogs de Memphis.  L’équipe n’était pas mauvaise (fiche de 9-9).  Par contre, elle eut de la difficulté à faire sa place dans son marché, où le football universitaire était roi et où les gens n’étaient pas familiers avec les règles canadiennes.  À la fin de la saison, les Mad Dogs, tout comme les autres équipes américaines de la LCF, furent rayés de la carte.
 
Allen dut alors revenir au nord de la frontière.  Il se trouva du boulot avec les Lions de la Colombie-Britannique.  Il y trouva finalement un peu de stabilité, en y demeurant pendant sept saisons et en surpassant à quelques reprises son sommet personnel en termes de verges par la passe.
 
Au cours de la saison 2000, il mit la main sur un record prestigieux, en surpassant la marque de 50 535 verges de Ron Lancaster (voir texte du 17 août 2013), jusque-là le quart ayant accumulé le plus de verges par la passe de l’histoire de la LCF.  Les partisans des Alouettes se souviendront aussi que cette même saison s’est terminée par  victoire des Lions aux dépens de Montréal à la Coupe Grey, dans un match qui s’est décidé à la toute fin.  La Colombie-Britannique l’a emporté 28-26.
Pour la saison 2003, les Lions décidèrent de se rajeunir au poste de quart en faisant l’acquisition de Dave Dickenson des Stampeders.  Allen, maintenant âgé de 39 ans, avait tout de même toujours suffisamment de valeur pour être échangé contre un choix de deuxième tour aux Argonauts de Toronto.
 
Comme un bon vin qui s’améliore en vieillissant, Allen montra que malgré son âge, il avait toujours de l’essence dans le réservoir. 
 
En 2004, il mena les Argos à la Coupe Grey et avec une passe de touché et deux autres au sol, il se mérita un troisième titre de joueur du match et ce, contre les Lions, son ancienne équipe.
 
En 2005, alors qu’il courait moins qu’auparavant, il surpassa son record personnel en accumulant 5082 verges par la passe.  Il fut choisi cette même année au sein de l’équipe d’étoiles de la ligue et comme meilleur joueur de la ligue, à l’âge de 42 ans.  Étonnamment, il s’agit de la seule fois dans sa longue carrière qu’il se mérita ces honneurs.  (Il avait été nommé au sein de l’équipe d’étoiles de l’est en 1991 et celle de l’ouest en 1999.)
 
Lors de la Classique de la Fête du travail de 2006, contre les éternels rivaux des Argos, les Tiger-Cats d’Hamilton, Allen établit un nouveau record.  Il surpassa le total de 70 553 verges de Warren Moon (voir texte du 5 septembre 2012), pour devenir le quart arrière professionnel ayant accumulé le plus de verges par la passe.  (Le total de Moon a été accompli dans la LCF et dans la NFL, alors qu’Allen n’a joué que dans la LCF.)
 
Le temps finit par contre par rattraper Allen. Il subit des blessures, puis dut partager son temps de jeu avec d’autres.  La saison 2007 s’avéra finalement sa dernière, à l’âge vénérable (pour un joueur de football) de 44 ans.
 
 
Son total de 72 381 verges par la passe a depuis été surpassé par Anthony Calvillo.  Et signe de la grande mobilité qu’il a démontrée au cours de sa carrière, il montre un total de 11 920 verges au sol, le troisième plus élevé de l’histoire de la LCF, derrière Mike Pringle et George Reed.  (voir texte du 11 janvier 2013)
 
Demeurant toujours dans la région de Toronto, il a été élu au Temple de la renommée du football canadien en 2012.
 
Sources :
Willes, Ed, End Zones & Border Wars, Harbour Publishing, 2013, p.153 à 161,
 
cflapedia.com, wikipedia.org.

mercredi 15 juillet 2015

Peter Dyakowski


Peter Dyakowski est natif de Vancouver, sur la côte ouest.  Après son passage à l’école secondaire, il reçut une bourse de LSU (Louisiana State University), pour jouer au football, en plus d’étudier en histoire et en géographie.
 
En 2003, Dyakowski fit partie de l’équipe championne nationale du football universitaire. 
 
En 2006, il attira l’attention des Tiger-Cats d’Hamilton de la LCF, alors que ceux-ci le repêchèrent en deuxième ronde (11e au total).  Il reçut également de l’intérêt des Saints de la Nouvelle-Orléans, mais il ne fut pas retenu.
 
Joueur de ligne offensive imposant (6’5’’ ou 1,96m et 315 lbs ou 143 kg), il fit sa place chez les Tiger-Cats.  Il fut même choisi au sein de l’équipe d’étoiles en 2012 et en 2013.
 
Par contre, Dyakowski s’est illustré d’une autre façon.  En 2010, la CBC avait organisé une série d’émission qui s’appelait "Test the nation", un quiz avec différentes épreuves de connaissances générales.  Il s’y est inscrit par pur plaisir et s’amusa bien.
 
En 2012, la CBC organisa un autre tournoi du genre, intitulé cette fois "Canada’s Smartest Person" (la personne la plus intelligente du Canada).  Un ami incita alors Dyakowski à reprendre l’expérience.  Il fut donc l’un des centaines de participants à s’inscrire.
 
Dyakowski passa toutes les épreuves et fut retenu pour la grande finale avec trois autres participants.  Voulant valider plusieurs types d’intelligence, on leur imposa des tests de mathématiques et logique, musique, défis visuels et de relations interpersonnelles.  En bout de ligne, il réussit à faire mentir les préjugés que peuvent avoir certaines personnes au sujet de l’intelligence des athlètes au physique imposant.  Dyakowski a été désigné par la CBC "Canada’s Smartest Person".
 
Toujours membre des Tiger-Cats, Dyakowski a bien l’intention d’aider son équipe à remporter la Coupe Grey, après avoir atteint la finale en 2013 et en 2014.
 
Sources : "Canada’s Smartest Person, Peter Dyakowski", 9 mai 2014 (cbc.ca), "Hamilton Tiger-Cats lineman Peter Dyakowski named Canada’s Smartest Person" de Bob Mitchell, 19 mars 2012, The Toronto Star (thestar.com), wikipedia.org.

jeudi 2 juillet 2015

Lawrence Phillips


Lawrence Phillips possédait un talent indéniable.  Malgré une enfance difficile, il avait attiré l’attention des universités les plus prestigieuses.  Phillips opta finalement pour les Cornhuskers de l’Université du Nebraska.
 
Dès sa première année, il aida Nebraska à remporter l’Orange Bowl contre Florida State.
 
En 1994, des blessures à des joueurs importants lui laissèrent encore plus de place.  Mais pendant que les Cornhuskers luttaient pour le championnat national, Phillips dut faire face à des accusations d’assaut et de vandalisme.  Malgré tout, Nebraska remporta encore l’Orange Bowl et mit la main sur le championnat national.
 
Phillips débuta ensuite la saison 1995 en lion et son nom était mentionné comme vainqueur potentiel du Trophée Heisman.  Il eut par contre à nouveau des problèmes avec la justice lorsqu’il fut arrêté pour assaut contre sa petite amie, une joueuse de basketball à la même université.  Bien que suspendu, le maintien de Phillips au sein de l’équipe suscita la controverse.  Son entraîneur fut accusé d’être complaisant avec lui, ce à quoi il répliqua que Phillips avait besoin de la structure que lui fournissait le football. 
 
Phillips joua les derniers matchs de la saison, ainsi que le Fiesta Bowl, qui s’avéra être le match de championnat national.  Sa performance remarquable permit à Nebraska d’avoir le dessus sur la Floride et l’incita à se rendre disponible au repêchage immédiatement.
 
Phillips se retrouva probablement comme le joueur le plus talentueux de l’encan de 1996, mais certaines équipes eurent des hésitations, en raison de son comportement hors du terrain.  Ce sont finalement les Rams de St-Louis qui le choisirent, au sixième rang.  Ils échangèrent alors le futur membre du Temple de la renommée Jerome Bettis pour lui faire de la place et lui offrirent un important contrat.
 
La lune de miel ne dura toutefois pas longtemps.  Moins de deux saisons et 23 jours de prison plus tard, les Rams en eurent assez.  Malgré son immense talent, son attitude et ses problèmes hors du terrain finirent par venir à bout de leur patience.  Phillips fut libéré.  Il joua ensuite deux matchs avec les Dolphins, mais après qu’il fut accusé d’assaut sur une femme dans une boîte de nuit, Miami le libéra à son tour.
 
Il dut alors se résoudre à passer la saison 1998 à l’extérieur de la NFL.  Il prit donc le chemin de Barcelone, pour s’aligner avec les Dragons de la NFL Europe.  Ses bonnes performances lui valurent une troisième chance, avec les 49ers de San Francisco cette fois.
 
Après avoir rassuré son nouvel employeur, Phillips fit l’équipe, mais principalement comme retourneur de botté.  Lorsqu’il était utilisé dans le champ arrière, ses blocs laissaient plutôt à désirer.  Au cours d’un match contre les Cardinals, il rata un bloc sur un blitz.  Le joueur des Cards put ainsi atteindre le quart Steve Young, qui subit une commotion qui mit éventuellement fin à sa carrière.
 
Phillips se mit ensuite à rater des entraînements et à se disputer avec ses entraîneurs.  Après avoir été suspendu, Phillips fut finalement libéré par les Niners.
 
Après une saison loin du terrain, Phillips signa en 2001 avec les Bobcats de la Floride, une équipe de l’Arena Football League.  Toutefois, avant même de jouer un seul match, il quitta l’équipe sans avertir personne.
 
Le fait qu’en 2002, il ait malgré tout obtenu une autre chance montre à quel point il était talentueux.  Cette fois, ce sont les Alouettes de la Ligue canadienne qui lui donnèrent.  Pour lui faire de la place, ils durent tout de même mettre de côté le vétéran Mike Pringle, qui est aujourd’hui le meneur de tous les temps de la LCF pour les verges au sol, non sans une certaine controverse.  Phillips sembla avoir appris sa leçon.  Il accumula 1022 verges au sol et marqua 13 touchés, même s’il trouva quand même le moyen d’abandonner son équipe à un moment au cours de la saison.  La recette fonctionna malgré tout et les Alouettes remportèrent la Coupe Grey.
 
 
Au camp de 2003, Phillips eut une dispute salariale et mit du temps à se présenter.  Et lorsqu’il s’avéra qu’il faisait face à des accusations d’agression sexuelle, il fut libéré par les Alouettes.  Il se trouva plus tard du boulot avec les Stampeders de Calgary, mais lorsqu’il argumenta avec l’entraîneur-chef Jim Barker, il fut à nouveau libéré.
 
Après avoir épuisé toutes ses chances dans le monde du football, Phillips n’allait tout de même pas rentrer dans le droit chemin…  De retour aux États-Unis, Il fut accusé d’assaut envers des adolescents, alors qu’il les a poursuivi à bord de sa voiture sur un terrain de football.  Il fut également accusé de multiples chefs d’accusation de violence conjugale, incluant une où il a étranglé son ex-petite amie au point de la rendre inconsciente.  Il écopa au total de 31 ans de prison.
 
Même en prison, Phillips trouva le moyen de faire les manchettes.  En avril 2015, son compagnon de cellule, un ancien joueur de football, a été retrouvé étranglé.  Phillips est considéré comme suspect.
 
Sources : ″Lawrence Phillips, former NFLer, a suspect in prison death″, The Associated Press, 13 avril 2015, CBC News (cbc.ca), cflapedia.com, wikipedia.org.

jeudi 18 septembre 2014

Wally Buono


Né en Italie, c’est en bas âge que Pasquale "Wally" Buono déménagea à Montréal avec sa famille.  Son père étant décédé alors que Wally n’avait que huit ans, il grandit dans des conditions plutôt difficiles. 
 
Après avoir été initié à ce sport par Al Phaneuf, qui jouera plus tard pour les Alouettes, un parcours dans le football mineur le mena à gagner sa place avec les Bengals d’Idaho State University.
 
À l’issu de son stage universitaire, il retourna dans sa ville.  Il fit partie de la classe de 1972, alors que plusieurs autres recrues comme Larry Smith (voir texte du 29 septembre 2013), Junior Ah You (voir texte du 29 janvier 2013), Dan Yochum, Dickie Harris, Don Sweet et Glen Weir, se sont joints aux Alouettes en même temps que lui.
 
Buono, un secondeur et un botteur de dégagement, n’a jamais été un joueur étoile, mais il faisait son travail honnêtement.  Il n’a d’ailleurs jamais raté un match en dix ans.
 
Même si les choses n’allaient pas si bien à son arrivée, la majorité de sa carrière s’est passée pendant une période heureuse pour les Alouettes.  Il a donc fait partie de l’équipe qui a remporté la Coupe Grey en 1974 et 1977, en plus de participer à la finale en 1975, 1978 et 1979.
 
Buono a aussi eu l’occasion de jouer sous les ordres de Marv Levy. 
 
En bon étudiant, Buono a appris beaucoup et plusieurs coéquipiers étaient convaincus qu’il y avait un entraîneur en lui.
 
Buono a joué jusqu’en 1981, année catastrophique pour les Alouettes.  (voir texte du 8 septembre 2012)
 
Il ne prit par contre pas de temps à revenir dans le giron de l’équipe.  En 1983, il fut nommé assistant entraîneur de l’équipe qui portait dorénavant le nom de « Concordes ».  Il avait entre autres comme collègue Jacques Dussault.
 
En 1987, il se joignit aux Stampeders de Calgary, dans les mêmes fonctions.  Et c’est en 1990 qu’il devint entraîneur-chef.  À ce moment, l’équipe n’était pas mauvaise, mais il demeure qu’elle n’avait pas remporté sa division, ni gagné la Coupe Grey, ni même atteint la finale depuis dix-neuf ans.  Buono ne prendra pas de temps à changer les choses.
 
Dès sa première année, les Stamps terminèrent premiers de la division ouest.  En fait, ils termineront premiers de leur section huit fois en onze ans, incluant cinq saisons consécutifs (de 1992 à 1996).  À partir de 1992, il devint également directeur-gérant.
 
En treize saisons, son équipe participa à six finales de la Coupe Grey.  De celles-ci, ils en remportèrent trois, incluant celle de 2001 au Stade Olympique, où Buono a longtemps joué.  En fait, les équipes de Buono remportèrent plus de Coupes que toutes les équipes des Stampeders avant son arrivée réunies (deux Coupes en quarante-six ans).
 
Reconnu pour sa capacité à travailler avec les quarts, il en eut sous ses ordres au fil des ans d’excellents, comme Doug Flutie, Jeff Garcia et Dave Dickenson.
 
Suite à la saison 2002, Buono eut un différend avec le nouveau propriétaire et décida de quitter, lui qui montrait une fiche globale de 153-79-2.
 
Il se retrouva alors sur les lignes de côté des Lions de la Colombie-Britannique, en plus de cumuler les fonctions de directeur-gérant.  Encore une fois, le succès fut au rendez-vous.  Les Lions terminèrent premiers de la division ouest quatre fois consécutives (de 2004 à 2007).  Sous sa gouverne, les Lions firent trois apparitions à la Coupe Grey et en gagnèrent deux (2006 contre les Alouettes et 2011).
 
C’est à ce moment qu’il décida de laisser sa place comme entraîneur pour se concentrer sur son poste de directeur-gérant, poste qu’il occupe toujours d’ailleurs.
 
À ce moment, sa fiche était de 254-139-3.  Il s’agit toujours du plus haut total de victoires pour un entraîneur dans l’histoire de la LCF.
 
En plus de ses sept Coupes Grey, Buono a remporté quatre fois le Trophée Annis-Stukus (voir texte du 18 juillet 2014), remis à l’entraîneur de l’année.
 
Wally Buono deviendra membre du Temple de la renommée du football canadien cette année.  Les cérémonies auront lieu à Montréal, là où tout a commencé, les 20 et 21 septembre.
 
Sources : "Wally Buono’s unbelievable journey to Canadian Football Hall of Fame" de Cam Cole, 23 novembre 2013, Vancouver Sun (vancouversun.com), cflapedia.com, wikipedia.org.

dimanche 9 février 2014

Neil et Jesse Lumsden


Après une saison 1975 record de 146 points avec les Gee-Gee’s de l’Université d’Ottawa, et une saison parfaite (11-0) qui a culminé avec une victoire à la Coupe Vanier et un titre de joueur du match, Neil Lumsden fut choisi par les Argonauts de Toronto.
 
Utilisé comme demi offensif et centre arrière, mais aussi parfois comme botteur, Lumsden ne mit pas de temps à s’illustrer avec les Argos.  Il se mérita alors le titre de recrue de l’année dans la division est de la LCF.  Il fut ensuite échangé aux Tiger-Cats d’Hamilton au cours de la saison 1978, mais c’est à son arrivée avec Edmonton en 1980 qu’il eut vraiment l’opportunité de briller.  Les Eskimos venaient de remporter les deux dernières Coupes Grey et, maintenant pilotés par le quart Warren Moon (voir texte du 5 septembre 2012), ils ne semblaient pas prêts de s’arrêter.  
 
Lumsden fit ainsi partie des équipes championnes de 1980, 1981 et 1982.  Au total, les cinq Coupes consécutives des Eskimos constituent toujours un record.  En 1981, Lumsden fut nommé meilleur joueur canadien du match, suite à sa performance de 8 réceptions pour 91 verges.
 
Il joua ainsi avec les Eskimos jusqu’en 1985, avant de prendre sa retraite.
 
Lumsden revint dans la LCF en 1997, lorsqu’il fut nommé directeur-gérant des Tiger-Cats.  Il y sera jusqu’en 2000.  Cette période correspond d’ailleurs à une période heureuse pour l’équipe de la ville de l’acier (entre deux qui le sont beaucoup moins), lorsqu’elle se rendit en finale en 1998 et 1999, la remportant la deuxième fois.
 
Il fut également impliqué à haut niveau dans l’organisation des championnats mondiaux de cyclisme, tenus à Hamilton en 2003.
 
Son fils Jesse a probablement bien peu de souvenirs d’avoir vu son père jouer professionnellement, puisqu’il est né en 1982.  Par contre, ça ne l’a pas empêché de suivre ses traces.  Jouant également comme demi offensif, il prit par contre le chemin de l’Université McMaster, à Hamilton.
 
En 2004, il se mérita les Trophée Hec Crighton, remis au meilleur joueur universitaire au Canada.  Tout comme Mike Schad (voir texte du 1er octobre 2012) et Samuel Giguère, il fut invité au East-West Shrine Bowl, ce qui lui donna de la visibilité au sud de la frontière.  Cette rencontre, commanditée par les Schriners, a la particularité d’être ouverte autant aux Américains qu’aux Canadiens.  (Les règles utilisées sont toutefois celles des États-Unis.)  Tout comme dans le cas de Schad et de Giguère, ceci déboucha sur une opportunité au sein d’une équipe de la NFL.  C’est alors que, malgré qu’il ait été repêché sixième au total à l’encan de 2005 de la LCF par les Tiger-Cats, il décida de tenter sa chance avec les Seahawks de Seattle.  Lorsqu’il fut coupé, il reprit le chemin d’Hamilton et fit ses débuts comme professionnel.
 
 
En 2006, il retenta sa chance, avec les Redskins de Washington cette fois, mais avec les mêmes résultats.  Il se refit donc une place avec les Ticats. 
 
Comme sa saison 2007 ne fut pas écourtée par une présence à un camp de la NFL comme ce fut le cas au cours des deux années précédentes, il eut l’occasion de jouer plus et d’amasser plus de verges.  Il en accumula 743 au sol et 348 par la passe, étant choisi sur l’équipe d’étoiles de l’est, dans une saison au cours de laquelle il fut quand même blessé.
 
Dans ce qui devenait de plus en plus une tendance, sa saison 2008 fut affectée par des blessures. 
 
Devenu agent libre, Jesse suivit à nouveau les traces de son père, en signant avec les Eskimos.  Par contre, dès son premier match, il subit une blessure qui mit fin à sa campagne.  Libéré à la fin de la saison, il n’a donc joué qu’un seul match dans l’uniforme jaune et vert. 
 
En 2010, il passa du temps avec les Stampeders de Calgary, où il fut de nouveau blessé.  Mais entre temps, il avait ajouté une corde à son arc.  Il était devenu membre de l’équipe canadienne de bobsleigh de Pierre Lueders, médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Nagano en 1998 et d’argent à ceux de Turin en 2006.  Lumsden participa aux Jeux de Vancouver (les dernières compétitions de Lueders), où son équipe termina cinquième, autant dans la compétition à deux que dans celle à quatre.
 
Se consacrant maintenant exclusivement au bobsleigh, il fait équipe avec le pilote Lyndon Rush.   La paire remporta d’ailleurs en 2012 une épreuve de la Coupe du Monde et termina deuxième aux championnats du monde en 2012.
 
 
Encore ici, son parcours a des similitudes celui de Samuel Giguère, qui comme lui, a tenté sa chance au bobsleigh.  Toutefois, seulement Lumsden a obtenu son billet pour Sotchi.  On lui souhaite la meilleure des chances et que contrairement à sa carrière de football, le sort lui soit favorable.
 
Sources :  cflapedia.com, jesselumsden.ca, olympique.ca, wikipedia.org.

vendredi 1 novembre 2013

Gizmo Williams


Le sort n’est pas toujours équitable avec tous et certains sont éprouvés plus que d’autres.  Henry Williams est né dans une famille pauvre de Memphis, au Tennessee.  Alors qu’il avait six ans, sa mère est décédée des conséquences de la sclérose en plaques pendant la période des fêtes.  L’année suivante, toujours pendant la période de Noël, son père trouva la mort dans un incendie.  Son frère Edgar prit alors la relève, avant d’être lui aussi victime de la sclérose en plaques.  Ce ne fut qu’un début, puisqu’en bout de ligne, sept de ses dix frères et sœurs sont décédés de la même maladie.  À ce compte, on ajoute une sœur décédée d’une surdose de drogue et un frère tué par balle.  À l’exception de lui, personne dans sa famille n’a vécu plus longtemps que l’âge de 35 ans.
Le football représentait donc son échappatoire, qui lui permit de fréquenter l’Université East Carolina.

Malgré sa très petite taille (5’6’’), il fut embauché en 1985 par les Showboats de Memphis de la USFL.  Il eut parmi ses coéquipiers Reggie White, qui lui accola le surnom de « Gizmo » (ceux qui ont vu le film "Gremlins" comprendront la référence), qui devint sa marque de commerce.
L’aventure de la USFL ne dura qu’un an, puisque la saison 1985 s’avéra être la dernière de la ligue.  Il se retrouva alors au nord de la frontière, avec les Eskimos d’Edmonton.  Il fut utilisé comme receveur de passes, mais c’est surtout comme retourneur de bottés qu’il laissa sa marque, avec sa rapidité et son style spectaculaire.  Avant, être retourneur était une tâche connexe.  Toutefois, l'impact de Gizmo et de ses retours était tel, qu'on lui fit une place principalement dans ce but.  Être retourneur est devenu une spécialité.

À l’exception de l’année 1989, qu’il passa avec les Eagles de Philadelphie de la NFL, il fut avec les Eskimos jusqu’à sa retraite, en 2000.  Il y accumula des statistiques impressionnantes.  Il retourna 1003 bottés, pour 11 177 verges (ce qui était au moment de sa retraite un record).  Il fut aussi nommé sur l’équipe d’étoiles de la ligue à cinq reprises.    
En quatorze saisons, il participa aux séries à chaque occasion.  Il participa à cinq finales de la Coupe Grey, la remportant en 1987 et en 1993.  Lors de celle de 1987, il retourna une tentative de placement ratée sur 115 verges pour un touché (un record), qui fit la différence dans une victoire de 38-36 contre les Argonauts.
 
Il a été élu au Temple de la Renommée du Football Canadien et son numéro #2 se retrouve sur le Mur d’honneur des Eskimos.
Il est aujourd’hui conférencier motivateur.
Sources : cfhof.ca, mcpspeakers.com, wikipedia.org.

vendredi 4 octobre 2013

Hugh Campbell

Bien qu’il ait été un choix de quatrième ronde des 49ers de San Francisco en 1963, c’est vers la Saskatchewan que Hugh Campbell se dirigea.  Il s’agit de la même saison où arriva le porteur de ballon tout étoile George Reed (voir texte du 11 janvier 2013), aussi issu de l’Université Washington State.  Receveur de passes aux mains fiables, son arrivée coïncida également avec celle de Ron Lancaster (voir texte du 17 août 2013) au poste de quart, qui put ainsi l’alimenter amplement.

 
Campbell resta avec les Riders jusqu’en 1967, prit la saison 1968 pour s’initier au poste d’entraîneur au niveau collégial, avant de revenir pour une dernière année, en 1969.  Au cours de ses six saisons, toujours avec Lancaster derrière la ligne de mêlée, il accumula 5425 verges et marqua 60 touchés.  Il fut aussi membre de l’équipe d’étoiles de la ligue en 1965 et 1966.  Quant à l’équipe, elle remporta en 1966 sa première Coupe Grey en plus de cinquante ans d’histoire et ce, à sa neuvième tentative.
 
Suite à sa carrière de joueur, il retourna faire ses classes au niveau collégial comme entraîneur.  Il se retrouva comme entraîneur-chef des Eskimos en 1977.  Dès sa première année, il les mena à la finale de la Coupe Grey, perdue contre les Alouettes.  L’année suivante toutefois, soit celle de l’arrivée de Warren Moon (voir texte du 5 septembre 2012) à titre de quart substitut, Edmonton prit sa revanche.  Il s’agissait de la première des cinq Coupes consécutives, un record qui tient toujours.  Comme 1982 fut sa dernière saison à la barre des Eskimos, c’est donc dire qu’il les mena à la finale à chacune de ses six saisons.  Sa fiche globale est de 70-21-5 en saison régulière et de 11-1 en séries.


 
En 1983, il tenta l’aventure de la USFL, se retrouvant avec l’Express de Los Angeles.  L’équipe obtint par contre des résultats moyens (8-10) et il y eut un changement de propriétaire et d’administration à la fin de la saison, chose assez commune dans cette ligue.
 
L’année suivante, il se retrouva à la tête des misérables Oilers de Houston de la NFL.  Ils firent alors signer un contrat à l’ancien quart de Campbell, Warren Moon.
 
Le revirement de situation ne se produisit toutefois pas immédiatement.  L’équipe partait de loin et Moon dut s’ajuster au petit terrain de la NFL.  Les Oilers compilèrent une fiche de 3-13 en 1984 et Campbell fut congédié avant la fin de la saison 1985.
 
Il retourna alors dans la capitale albertaine, comme directeur gérant cette fois.  En poste jusqu’en 1997, il ajouta deux autres bagues de la Coupe Grey, en 1987 et en 1993.
 
Il fut ensuite président de l’équipe, jusqu’à sa retraite en 2006.  En ajoutant les deux autres gagnées à ce poste (2003 et 2005), il a donc remporté le précieux trophée à dix reprises.
 
Il est bien sûr membre du Temple de la Renommée du Football Canadien, depuis 2000.
 
Sources : cflapedia.com, wikipedia.org.

dimanche 29 septembre 2013

Larry Smith


En 1972, les Alouettes possédaient le tout premier choix du repêchage.  Leur choix se porta vers un demi offensif de l’Université Bishop’s qui sera longtemps associé à l’équipe, Larry Smith.
 
Initialement principalement utilisé au sol, il atteignit son sommet en 1973 lorsqu’on lui remit le ballon 104 fois pour 422 verges.  Par contre, au cours de sa carrière, son rôle changea et fut par la suite utilisé plus souvent avec la passe.
 
Au cours de ses neuf saisons, toutes à Montréal, il ne rata aucun match, démontrant ainsi une énergie et une ardeur au travail qu’il affichera encore au fil des années.  D’ailleurs, sa carrière de footballeur ne l’empêcha pas de compléter sa formation en droit à McGill, d’où il gradua en 1976.
 
Il fit partie de l’époque dorée des années 1970, où l’équipe participa à cinq finales de la Coupe Grey, la remportant en 1974 et 1977 (le fameux Ice Bowl).
 
Suite à sa retraite comme joueur en 1980, il alla travailler dans le monde des affaires, avant de refaire surface dans les cercles du football canadien, en devenant le commissaire de la ligue en 1992.
 
Il s’agissait d’une période difficile, où les finances des différentes équipes n’étaient pas toujours des plus solides et où certains sauvetages durent être faits.  C’est alors que Smith mena le projet d’élargir les cadres de la ligue vers les États-Unis.  De 1993 à 1995, des équipes furent installées à Sacramento, Baltimore, Birmingham, Memphis, Las Vegas, Shreveport et San Antonio.  L’expérience s’est en bout de ligne avérée chaotique.  Des propriétaires excentriques, des terrains et des fans peu adaptés aux particularités du football canadien et une compétition soutenue du football collégial furent le lot de l’expérience américaine.  Des équipes aux traditions centenaires durent alors côtoyer des équipes improvisées au manque de sérieux évident.  En bout de ligne, ce fut un échec, à l’exception de Baltimore, où le déménagement cavalier des Colts vers Indianapolis une décennie plus tôt avait laissé une rancœur envers la NFL et créa une opportunité.  Par contre, le retour de la NFL en ville força la LCF à battre en retraite du seul marché américain où elle connut du succès.    
 
L’expérience ne comporta néanmoins pas que du négatif.  Les frais d’expansion perçus apportèrent de l’argent frais.  De plus, l’élargissement des cadres amena un recrutement plus large qui agrandit le bassin de talent.  Suite à l’abandon de l’aventure américaine, des joueurs recrutés par ces franchises éphémères demeurèrent au sein de la ligue pour ensuite y connaître de belles carrières.  Anthony Calvillo, Neal Fort, Uzooma Okeke et Joe Montford en sont des exemples.
 
Un autre point positif fut le retour des Alouettes à Montréal, un projet que caressait Smith depuis un moment.  Les Stallions de Baltimore, toujours en vie, se cherchaient effectivement un nouveau domicile, et Montréal était la destination toute désignée.
 
Par contre, les Alouettes n’étaient pas attendues avec impatience.  Des matchs eurent lieu dans le caverneux Stade Olympique devant des assistances faméliques.  Smith quitta alors son poste de commissaire pour devenir président des Zoiseaux en 1997. 

L’équipe partait de loin.  Un nouveau propriétaire dut être trouvé.  Les finances étaient affreuses et les partisans durent être convaincus un à un.  Comme le reste de la (très petite) équipe, Smith dut se rouler les manches et s’impliquer dans pratiquement tous les aspects de l’administration.  Ses redoutables talents de vendeur et son intarissable optimisme furent mis rudement à l’épreuve.
 
C’est finalement U2 qui est venu, bien malgré lui, à la rescousse des Alouettes.  En prévision du match éliminatoire de 1997, l’organisation s’aperçut que le Stade Olympique avait déjà été réservé au populaire groupe irlandais, laissant les Alouettes sans domicile.  Devant trouver un site très rapidement pour le match, l’équipe dut se rabattre sur son ancienne enceinte (de 1954 à 1967 et en 1972), le Stade Percival-Molson de l’Université McGill.  Par contre, comme il était beaucoup trop grand pour les besoins de l’auguste institution, de grandes sections étaient pratiquement à l’abandon.  Encore une fois, le (peu nombreux) personnel des Alouettes dut en un temps record y apporter une cure de rajeunissement, à temps pour le match.
 
L’adversité eut un impact majeur sur l’équipe.  En remplaçant le trop grand Stade Olympique par l’intime Stade Molson, l’ambiance s’en est trouvée grandement améliorée.  Et le fait d’être en plein air, au centre-ville, au pied de la montagne rend l’expérience d’autant plus agréable.  Le stade a depuis été rénové et agrandi à quelques reprises et fait maintenant partie de la personnalité des Alouettes.
 
En 2001, Smith fut ensuite impliqué dans l’organisation du premier match de la Coupe Grey à Montréal depuis 1985.  Malgré l’absence des Alouettes, la foule de 65255 fut celle qui demeure aujourd’hui la troisième plus grande de l’histoire.
 
Il occupa ensuite de 2002 à 2004 le poste de président du quotidien montréalais The Gazette, avant de revenir aux Alouettes, qui connaîtront du succès autant sur le terrain qu’aux guichets.  Souvent présent dans les médias, Smith consolida son statut de figure emblématique des Alouettes.
 
La Coupe Grey fut encore tenue à Montréal en 2008 et ce fut un autre grand succès.  La foule 66308 constitue la deuxième plus importante de l’histoire.  Les Alouettes étaient présents, mais durent par contre baisser pavillon devant Calgary.  Ils se reprendront en 2009 et en 2010.
 
En 2010, c’est dans un climat plutôt froid et nébuleux qu’il quitta l’organisation pour tenter sa chance en politique.  Nommé au sénat du côté conservateur, il tenta de se faire élire à l’élection de 2011, mais sans succès.  Il retourna alors au sénat, où il siège toujours.

Sources : Turbis, Pierre et Bruneau, Pierre, La grande histoire des Alouettes de Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2007,

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